Et voila, nos trois semaines de séjour à Valparaiso ont pris fin. Et nous voici de retour sur Santiago pour une bonne poignée de jours encore. Bouuuuuuuuuuuuuaaaaaaaaah, on aurait voulu ne jamais partir !

On commençait à vraiment prendre nos marques et se sentir chez nous, puis cette ville est tellement bonita! Hermosa, magnifica, maravillosa ! Pour revenir sur ces quelques jours en bord de mer, disons que…

On à pris le temps de se perdre dans les ruelles, d’errer prêt du port dans les odeurs de poisson, de se dorer la pilule sur la plage, ou encore d’explorer une ancienne prison, un musée à ciel ouvert…

Puis la nuit venue de danser, voir des spectacles de cirque, tester les boissons locales (pisco sour etc), aller voir des concerts allant du chant traditionnel au hip hop du Bronx.

Puis aussi, d’interviewer des habitants, des spécialistes du graff, puis un graffeur. De saisir le bourdonnement de la ville et la couleur de ses graffs en photo et vidéo. Et de concrétiser une partie du scénario du documentaire.

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Les cinq premiers jours on dormait dans la famille de Paz, une chilienne rencontrée via le couchsurfing (des gens qui proposent leur canapé aux voyageurs et vis versa). Et là, c’était drôlement bien. Grandes tablées, avec les potes et les cousins, longues soirées, ateliers de création de peinture, de photo, de couture et de réhabilitation de la grange d’à coté dans tous les coins de la grande baraque. Un noyau assez incroyable d’artistes en tout domaines : architecture, sculpture, ciné, photo, dessin, couture etc. Des gens très généreux (quelques heures après notre arrivée on avait un trousseau de clefs). Et très proche de nous dans leur philosophie de vie, leurs passions, leur manière de vivre… C’est fou de pouvoir partager autant alors que l’on a grandi à des kilomètres de distance.

Puis Paz nous à embarqué dans les cafés, les bars, les concerts, les fêtes de quartiers etc. Gênés de piquer le lit de la ptite soeur on a préféré passer le reste du séjour dans une auberge de jeunesse, mais avec de multiples allez-retour dans cette maison du bonheur.

Au final, ces rencontres, et surtout celle de Paz furent très forte…

Et le départ d’autant plus émouvant, donc ! En plus, Santiago, c’est trop grand, cher, l’ambiance en cette période ressemble à Grenoble au mois d’aout, il fait chaud et les gens sont beaucoup moins zen. Puis l’auberge à Valparaiso était gérée à la cool, dans la bonne humeur, avec pas trop de monde et donc le temps de faire des rencontres et de bien se marrer. Ici, ça change pas mal.

Mais bon, on ne trainera pas trop dans le coin, juste le temps de farfouiller un peu plus du coté des graffs, très développés ici aussi. Déjà des interviews prévues avec le gérant d’une galerie de Street art, un graffeur, un gars qui a fait sa thèse sur les pochoirs à Santiago et peut être même un type qui tient des ateliers de graff pour les gamins des favelas voisines… Puis des visites des quartiers intéressants en matière d’art urbain en perspective. Bref, on a du pain sur la planche, alors…

Je file !

Lucie.