Changement de pays, changement d’ambiance : ça fait 10 jours qu’on profite du calme de Montevideo (Uruguay). Et pour tout vous dire c’est une grande respiration après la grande et agitée ville de Buenos Aires.

Les argentins parlent de l’Uruguay comme de la petite Argentine, notamment pour l’accent espagnol identique (peut-être quelques nuances imperceptibles pour mon oreille) ou la culture du maté. Mais sincèrement, comme on dit ici, “nada que ver” (rien a voir).

Montevideo est une des villes les plus européanisées de ce continent, la qualité de vie y est très élevée (et c’est très cher). Certaines rues font même penser à celles qu’on a pu voir à Montréal avec l’ambiance d’automne, rigolo et perturbant !

montevideo de nuitplage de montevideole maté

Les ferias (sortes de brocante-marché) de chaque week-end font le bonheur des flanneurs, fruits et légumes, bouquins (des autobiographies de dirigeant nazi aux marxistes, en passant par les livres de fesses et les romans), poissons, chiens, chats, faisans, chouettes, volatiles en tout genre, vendeurs de petites roulettes, de carabines, de maté, de cannes à pêche… Bref les tentations sont multiples, une vraie lutte contre le poids du sac à dos (le faisan était tentant, huhu).

On a aussi pu rencontrer un certain nombres d’acteurs directs ou indirects de la scène du graffiti local, notamment un graffeur de phrases poético-politiques, ce qui est assez difficile étant donné qu’il ne signe pas son travail et qu’il n’y a aucune trace de lui sur le net. Puis on s’est embarqués avec deux nanas et un gars qui sortaient peindre un mur, au son du cling cling des bombes et des bières. Un peu plus de matière que prévu, mais des choses bien intéressantes.

graff-montevideo graffitimontevideo graffiti

C’est aussi l’occasion de nos premiers graffitis, les caps qui marchent pas, les marqueurs sans encre, les doigts et la tête pleins de peinture. Des petits dessins rigolos qui nous mettent en contact avec le mur, avec la gestuelle et qui nous rapprochent de notre sujet. A refaire, vite, vite, avec plus de peinture, plus de bombes, plus de gens, plus de musique, c’est trop bien !

Puis dans les jours qui viennent, petite étape à Cabo Polonio, bled isolé au bord de la mer, vraie pause nature et loups de mer (peut être même des pingouins). Ensuite direction le Brésil, en remontant doucement la côte jusqu’a Sao Paulo, samba, foot et toussa on vous racontera.

Clément.