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	<title>Faisonslemur.com</title>
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	<description>Projet de web documentaire sur l&#039;art graphique urbain en amérique du sud.</description>
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		<title>Expo et projection à l&#8217;université Stendhal</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 22:42:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>clement</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au jour le jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Allez hop c&#8217;est reparti !
C&#8217;est l&#8217;université Stendhal à Grenoble avec l&#8217;association France Amérique Latine qui nous accueille maintenant pendant une semaine.

L&#8217;exposition se tiendra du 7 au 11 février dans le Hall Sud de l&#8217;université Stendhal, une projection du documentaire aura lieu le jeudi 10 février à 18h (séance d&#8217;une heure) amphi 6 bâtiment Z.
Plus de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Allez hop c&#8217;est reparti !<br />
C&#8217;est l&#8217;université Stendhal à Grenoble avec l&#8217;association France Amérique Latine qui nous accueille maintenant pendant une semaine.</p>
<p><span id="more-1173"></span></p>
<p>L&#8217;exposition se tiendra du 7 au 11 février dans le Hall Sud de l&#8217;université Stendhal, une projection du documentaire aura lieu le jeudi 10 février à 18h (séance d&#8217;une heure) amphi 6 bâtiment Z.</p>
<p>Plus de détails dans le <a href="http://www.faisonslemur.com/projet/projet/wp-content/uploads/2011/02/affiche-stendhal.jpg" rel="popIn" >flyer</a> !</p>
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		<title>Expo et projections du documentaire au Patio, Grenoble</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jan 2011 12:47:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au jour le jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Après de longs mois à chercher le temps pour finaliser définitivement le documentaire et organiser des projections publiques, on avoue que, bon, on a un peu ramé. So long ! Mais voilà, tadaaaam, on vous invite en ce mois de janvier 2011 à venir voir l&#8217;expo photo et le documentaire au Patio à Villeneuve, pour commencer&#8230;
Expo au Patio du 18 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après de longs mois à chercher le temps pour finaliser définitivement le documentaire et organiser des projections publiques, on avoue que, bon, on a un peu ramé.<br /> So long !<br /> Mais voilà, tadaaaam, on vous invite en ce mois de janvier 2011 à venir voir l&#8217;expo photo et le documentaire au Patio à Villeneuve, pour commencer&#8230;<span id="more-1123"></span></p>
<p>Expo au Patio du 18 janvier au 4 février.<br />
Inauguration ce mardi 18 janvier dès 17h avec une projection prévue à 18h.</p>
<p>Projections vendredi 28 janvier à 18h ou samedi 29 à 15h. Séances d&#8217;une heure, sur réservation au 04 76 22 92 10. Entrée gratuite.</p>
<p><a href="http://www.faisonslemur.com/projet/projet/wp-content/uploads/2011/01/affiche2.jpg" class="alignleft" title="L'affiche du programme" rel="popIn"><img src="http://www.faisonslemur.com/projet/projet/wp-content/uploads/2011/01/thumb-affiche-patio1.jpg" alt="affiche de faisons le mur au patio" /></a></p>
<p>Puis pour info, en parallèle, fin janvier, nous animerons des projections et visites de l&#8217;exposition avec trois classes de troisième du collège Lucie Aubrac, juste en face du Patio. </p>
<p>Faites passer l&#8217;info, et à très bientôt alors&#8230;</p>
<p>Lucie et Clément</p>
<p class="_spacer">
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		<title>Projection, exposition au festival du Grand Bivouac</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Oct 2010 12:09:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au jour le jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Du 21 au 24 octobre, le Grand Bivouac, festival des voyages à Albertville (Savoie) nous accueille !  Au rythme de trois projections par jour (10h30 14h et 16h).  Quelques unes de nos photos seront aussi exposées. Au plaisir de vous y croiser !
 
Après des semaines laborieuses et plus chargées que prévu, ça y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Du 21 au 24 octobre, le Grand Bivouac, festival des voyages à Albertville (Savoie) nous accueille !  <br />Au rythme de trois projections par jour (10h30 14h et 16h).  Quelques unes de nos photos seront aussi exposées. Au plaisir de vous y croiser !</p>
<p><span id="more-1111"></span> </p>
<p>Après des semaines laborieuses et plus chargées que prévu, ça y est ! Le webdocumentaire est prêt !</p>
<p>Du moins, prêt à projeter, la version internet demandera encore du travail, elle sortira en ligne d&#8217;ici quelques mois. Encore des imperfections, mais bon, au bout d&#8217;un moment il faut bien finir, alors, voilà&#8230;</p>
<p>On donne donc rendez vous aux plus motivés ce week end, à Albertville !</p>
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		<title>Au boulot !!!</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 14:49:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au jour le jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Eh oui, le voyage c&#8217;est fini ! On atterrissait le mois dernier, et quelques jours plus tard &#8211; le temps de se réaclimater et de revoir tout le monde &#8211; au boulot ! Les yeux rivés sur les PC, on fait bouillonner les neurones et réchauffer des litres de café.Dérushage, traduction, transcription, écriture du scénario, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Eh oui, le voyage c&#8217;est fini ! On atterrissait le mois dernier, et quelques jours plus tard &#8211; le temps de se réaclimater et de revoir tout le monde &#8211; au boulot ! Les yeux rivés sur les PC, on fait bouillonner les neurones et réchauffer des litres de café.<span id="more-1093"></span>Dérushage, traduction, transcription, écriture du scénario, recherches, montage, bidouillage, encodage, codage etc. On en apprend tous les jours et&#8230; on est pas rendu !</p>
<p>Le webdocumentaire devrait sortir mi septembre, &#8220;ojala&#8221; comme on dit par là bas. On vous en informera, avec les dates et lieux des expos et projections !<br />
En attendant, pour les curieux, ou ceux qui n&#8217;arrivent pas à s&#8217;imaginer ce que peut-être un web documentaire, voici un lien qui en propose de très biens : <a href="http://documentaires.france5.fr/taxonomy/term/0/webdocs">http://documentaires.france5.fr</a></p>
<p>Sur ce, on retourne à nos travaux, à bientôt !</p>
<p>Lucie.</p>
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		<title>Brasil Brasil !</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jun 2010 17:10:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au jour le jour]]></category>
		<category><![CDATA[Sao Paulo]]></category>

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		<description><![CDATA[Voila maintenant un mois qu&#8217;on arpente les rues brésiliennes&#8230; Et de Porto Alegre à Sao Paulo, on en prend plein la vue ! Franchement, ce pays est scotchant. Tudo bom !
Difficile de résumer ces découvertes en quelques lignes, m&#8217;enfin, en bref, on est resté une bonne semaine à Porto Alegre dans une ptite colloc du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voila maintenant un mois qu&#8217;on arpente les rues brésiliennes&#8230; Et de Porto Alegre à Sao Paulo, on en prend plein la vue ! Franchement, ce pays est scotchant. Tudo bom !<span id="more-1013"></span></p>
<p>Difficile de résumer ces découvertes en quelques lignes, m&#8217;enfin, en bref, on est resté une bonne semaine à Porto Alegre dans une ptite colloc du bonheur, le temps de se familiariser avec le pays, puis on est remonté tranquillement vers Sao Paulo en passant par des baies magnifiques, des petits villages de pêcheurs ou nous a rejoint une copine. Et nous voici donc à Sao Paulo, en ce moment on dort chez Daniel, un brésilien bien sympa rencontré par Couch Surfing.</p>
<p><a href='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TCK7oSeR0DI/AAAAAAAAHnk/IMcHQHYP6e4/s800/Bresil-SC-barra.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TCK7oSeR0DI/AAAAAAAAHnk/IMcHQHYP6e4/s160/Bresil-SC-barra.jpg' alt='Bresil-SC-barra.jpg' /></a><a href='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TCK7lDWDFAI/AAAAAAAAHnc/wS-YOX2bbbc/s800/Bresil-SC-guarda.jpg' rel="popIn"><img src='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TCK7lDWDFAI/AAAAAAAAHnc/wS-YOX2bbbc/s160/Bresil-SC-guarda.jpg' alt='Bresil-SC-guarda.jpg' /></a><a href='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TCK7qcEqSNI/AAAAAAAAHns/TPDkQqvWH-4/s800/Bresil-SC-barra2.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TCK7qcEqSNI/AAAAAAAAHns/TPDkQqvWH-4/s160/Bresil-SC-barra2.jpg' alt='Bresil-SC-barra2.jpg' /></a></p>
<p>Et du coup, après l&#8217;interlude au bord de la mer, on s&#8217;est replongé dans nos appareils photos et nos graffitis, guidés par Daniel pour crapahuter à travers les multiples intersections de l&#8217;immense, la gigantesque ville de Sao Paulo. Et c&#8217;est un régal, parce que dans cette ville déstructurée qui s&#8217;est étalée on ne peut plus chaotiquement, résident un paquet de personnages peints sur les murs, de graffitis, de pixacaos (tags locaux).</p>
<p><a href='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TCK7suhNPdI/AAAAAAAAHn0/MU_H2T0oYhY/s800/Bresil-SC-saopaulo.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TCK7suhNPdI/AAAAAAAAHn0/MU_H2T0oYhY/s160/Bresil-SC-saopaulo.jpg' alt='Bresil-SC-saopaulo.jpg' /></a><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TCK7zxZtk3I/AAAAAAAAHoE/iZTudAr3GLY/s800/Bresil-SC-saopaulo3.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TCK7zxZtk3I/AAAAAAAAHoE/iZTudAr3GLY/s160/Bresil-SC-saopaulo3.jpg' alt='Bresil-SC-saopaulo3.jpg' /></a><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TCK7vcEf3OI/AAAAAAAAHn8/dGXBZkkVsVc/s800/Bresil-SC-saopaulo1.jpg' rel="popIn"><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TCK7vcEf3OI/AAAAAAAAHn8/dGXBZkkVsVc/s160/Bresil-SC-saopaulo1.jpg' alt='Bresil-SC-saopaulo1.jpg' /></a></p>
<p>Sinon, on se marre bien les jours de match du Brésil pour la coupe du monde, parce qu&#8217;ici, c&#8217;est une ambiance de dingue. Trompettes à la main, tous les brésiliens arborent le maillot et filent dans le bar du coin voir le match, en famille ou entre potes. La vie s&#8217;arrête pour quelques instants. Les supermarchés ferment aux horaires du match afin que les employées puissent le visionner, les cours sont reportés, les télés fixées aux arrêts de bus sont rallumées à cet effet&#8230; Un boucan incroyable et plein de gens envahissent les rues. </p>
<p>Puis hier on s&#8217;est glissé entre les <em>pandeiros </em>(tambourins) d&#8217;une école de Samba qui rassemble des jeunes de tous les ages toutes les couleurs et de différentes origines sociales, et boum chic chic cling, bam, ça dépote !</p>
<p>Du coup, malgré des écarts de richesse frappants, la pauvreté et la violence qui font partie du quotidien brésilien, ce pays renferme une richesse naturelle, culturelle, artistique et humaine fascinante ! </p>
<p>On profite donc à fond de notre dernière semaine sur le continent américain, parce que, dans quelques jours&#8230;  Retour à la case départ !<br />
On atterri le premier juillet et c&#8217;est parti pour deux mois intenses de montage vidéo, le documentaire devrait sortir mi septembre.<br />
Ça va faire du changement, mais on rentre la tête pleine d&#8217;histoires à raconter, de beaux souvenirs, d&#8217;envies et de nouvelles idées !!!</p>
<p>Lucie.</p>
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		<title>Les stencils de Buenos Aires</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 02:50:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Découvertes]]></category>
		<category><![CDATA[Buenos Aires]]></category>

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		<description><![CDATA[Forte d&#8217;une tradition d&#8217;expression militante et populaire présente depuis des années et ravivée en temps de crise, la ville de Buenos Aires accueille un nombre impressionnant d&#8217;interventions urbaines. Une créativité et des revendications qui s&#8217;expriment à travers des slogans, graffitis, affiches, peintures et notamment par la technique du pochoir, dont la profusion semble définir l&#8217;originalité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Forte d&#8217;une tradition d&#8217;expression militante et populaire présente depuis des années et ravivée en temps de crise, la ville de Buenos Aires accueille un nombre impressionnant d&#8217;interventions urbaines. Une créativité et des revendications qui s&#8217;expriment à travers des slogans, graffitis, affiches, peintures et notamment par la technique du pochoir, dont la profusion semble définir l&#8217;originalité argentine.<span id="more-874"></span></p>
<h2>Le pochoir : une branche à part entière de l&#8217;art urbain</h2>
<p>S&#8217;apparentant fortement au graffiti en cela qu&#8217;il s&#8217;empare également de la rue à coup d&#8217;aérosol, le pochoir ou &#8220;stencil&#8221; s&#8217;en démarque à plusieurs égards, comme une forme d&#8217;art urbain à part entière.</p>
<h3>Le pochoir, une technique antique réappropriée</h3>
<p>Il y a 8000 ans déjà, en Patagonie, des hommes utilisaient leur main en guise de pochoir. Trois millénaires plus tard les égyptiens ont recours au pochoir pour décorer pyramides et sarcophages. Ensuite ce sont les chinois qui l&#8217;utilisent. D&#8217;Asie, la technique arrive en Europe, utilisée par les romains et au Moyen Age. Plus récemment, les Chemises Noires, sous Mussolini, transportent le pochoir à la rue comme moyen de propagande. </p>
<p>Développé récemment par des artistes urbains comme Blek Le Rat ou Banksy pour les plus connus, le &#8220;stencil graffiti&#8221;, au début du 21e siècle, se diffuse dans le monde entier. </p>
<h3>Le &#8220;stencil graffiti&#8221;, l&#8217;outil, la technique, l&#8217;oeuvre</h3>
<p><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7Vn3fOb3I/AAAAAAAAHV0/rL9euRzi6Jc/s800/BuenosAires-stencil-plantillas.jpg' rel="popIn" class="alignleft" title="Planches de pochoirs"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7Vn3fOb3I/AAAAAAAAHV0/rL9euRzi6Jc/s144/BuenosAires-stencil-plantillas.jpg' alt='planches de stencils' /></a>Concrètement, les &#8220;stencils graffitis&#8221; sont réalisés à l&#8217;aide d&#8217;un pochoir, découpé dans du carton, une radiographie ou du plastique, que l&#8217;on applique sur un mur et que l&#8217;on recouvre de peinture en aérosol. Ils représentent des images et/ou des mots.</p>
<p class="_spacer"><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7VsdFkTkI/AAAAAAAAHV8/b_C2TQaGv0U/s800/BuenosAires-stencil-GGtester.jpg' rel="popIn" class="alignleft" title="GG et Tester à l'oeuvre"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7VsdFkTkI/AAAAAAAAHV8/b_C2TQaGv0U/s144/BuenosAires-stencil-GGtester.jpg' alt='GG et tester, artistes stencils de Buenos Aires' /></a>A la base, il s&#8217;agit donc d&#8217;un outil et d&#8217;une technique. Technique dont les avantages sont d&#8217;être reproductible en série, peu couteuse, accessible à tout un chacun et rapide à réaliser. Altération d&#8217;image, reproduction de photographie, parodie, moyen de communication d&#8217;un évenement, le &#8220;stencils graffiti&#8221; d&#8217;aujourd&#8217;hui nait du capitalisme et sa publicité effrénée, d&#8217;un certain culte de l&#8217;image, de la reproduction en série; auxquels il s&#8217;attaque en retour. </p>
<blockquote><p>Les pochoiristes se sont appropriés l&#8217;idée dadaiste et du pop art qui pense que les images de la culture populaire et les objets communs puissent être des oeuvres d&#8217;art. Tristan Manco. </p></blockquote>
<h2>la prolifération de pochoirs : une specificité de Buenos Aires</h2>
<h3>L&#8217;explosion en 2001</h3>
<p>Si le pochoir à même les murs est une technique utilisée depuis des décennies en Argentine, (pour la signalisation, par les partis politiques, en logo par les groupes de rock, sous les traits du visage de l&#8217;argentin Che Guevara etc), ces dix dernières années s&#8217;est développée un courant très étoffé de &#8220;stencil graffiti&#8221;.<br />
C&#8217;est en 2001, alors que le pays est en proie à une crise économique et politique sans précédent, que les &#8220;stencils graffitis&#8221; se multiplient. Les gouvernements se succèdent à une rapidité impressionnante, les caisses des banques sont vides et le chômage fait rage; les argentins sont en colère, raconte GG du collectif<em> Buenos Aires Stencil</em>. C&#8217;est à ce moment là, pour protester contre la situation, qu&#8217;il commence à sortir peindre des pochoirs dans les rues de la capitale. Du début des années 2000 à nos jours les pochoiristes argentins se sont multipliés, améliorés, étoffés, dans une productivité débordante. </p>
<p><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7WkIsNG4I/AAAAAAAAHWE/8QdGN08LDkg/s800/BuenosAires-stencil-bici.jpg' rel="popIn" class="" title="Monte je t'emmène"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7WkIsNG4I/AAAAAAAAHWE/8QdGN08LDkg/s144/BuenosAires-stencil-bici.jpg' alt='stencil de bicyclette a Buenos Aires' /></a><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7VV9D5sMI/AAAAAAAAHVM/1MkMxcI-01M/s800/BuenosAires-stencil-vieux.jpg' rel="popIn" class="" title="Stencil de Vomito Attack"><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7VV9D5sMI/AAAAAAAAHVM/1MkMxcI-01M/s144/BuenosAires-stencil-vieux.jpg' alt='Vomito Attack Buenos Aires Stencil' /></a><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7VfIGUP6I/AAAAAAAAHVg/AzHZf9Ei7BY/s800/BuenosAires-stencil-carotte.jpg' rel="popIn" class=""><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7VfIGUP6I/AAAAAAAAHVg/AzHZf9Ei7BY/s144/BuenosAires-stencil-carotte.jpg' alt='stencil de carotte' /></a><a href='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7Vj1wfBfI/AAAAAAAAHVs/YDolKphetqQ/s800/BuenosAires-stencil-ensalada.jpg' rel="popIn" class="" title="Le retour de la salade mixte"><img src='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7Vj1wfBfI/AAAAAAAAHVs/YDolKphetqQ/s144/BuenosAires-stencil-ensalada.jpg' alt='buenos aires stencil' /></a></p>
<h3>Une certaine tolérance du graffiti</h3>
<p>Si le graffiti est légalement interdit en Argentine, peu de moyens sont mis en oeuvre pour assurer sa répression et il demeure globalement toléré par la police et les habitants. Il faut dire que dans un pays traversé par autant de remous politiques et économiques, ces expressions ironiques, humoristiques, sont plutôt bien acceptées. En outre, difficile de sanctionner l&#8217;acte de peindre les murs de la rue quand les partis politiques les plus influents sont les premiers à le faire, en temps de campagne électorale. </p>
<h2>Les pochoirs portenos : ironie, humour et subversion</h2>
<h3>Un sens critique aiguisé, dans la bonne humeur</h3>
<p>S&#8217;ils jouent tous dans des registres très différents, l&#8217;ensemble des pochoirs de la capitale ont la spécificité d&#8217;être particulièrement subversifs ou critiques. Plus qu&#8217;altérer le quotidien du passant ou embellir un espace, la majorité d&#8217;entre eux adresse un message à la société par le biais des murs de la ville. Cependant, l&#8217;une des spécialités des pochoirs argentins réside également dans leur maniement de l&#8217;humour, de l&#8217;ironie, avec finesse.<br />
Ainsi, sur les murs de la capitale se côtoient des Marylins coiffées d&#8217;une casquette du Che, des portraits du maître du tango Carlos Gardel, des chiens qui lisent le journal, des personnages de comics, des bicyclettes en grandeur nature, des femmes qui s&#8217;embrassent, des casseroles, une quantité impressionnante de pochoir anti Bush, des présidents à tête de singe, des squelettes qui dansent, des capotes ailées, des bandonéons, des éléphants, des &#8220;murders kings&#8221; et des portraits de disparus de la dictature.</p>
<p><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7Vaoq2XeI/AAAAAAAAHVY/Aic9jb0Y9TY/s800/BuenosAires-stencil-holywood.jpg' rel="popIn" title="Hollywood, terrorisme culturel"><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7Vaoq2XeI/AAAAAAAAHVY/Aic9jb0Y9TY/s144/BuenosAires-stencil-holywood.jpg' alt='Holywood stencil' /></a><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7WplWCfBI/AAAAAAAAHWM/zSTXhzts7VM/s800/BuenosAires-stencil-pobres.jpg' rel="popIn" title="Les pauvres sont-ils pauvres parce que leur faim nous alimente et leur nudité nous habille ? Nazza Stencil"><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7WplWCfBI/AAAAAAAAHWM/zSTXhzts7VM/s144/BuenosAires-stencil-pobres.jpg' alt='stencil sur les pauvres de buenos aires' /></a><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7WuJhU1EI/AAAAAAAAHWc/wKrur1TdR0c/s800/BuenosAires-stencil-prison.jpg' rel="popIn" title="Stencil de Run don't walk"><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7WuJhU1EI/AAAAAAAAHWc/wKrur1TdR0c/s144/BuenosAires-stencil-prison.jpg' alt='stencil de prisonnier' /></a><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7Wz3qtp4I/AAAAAAAAHWk/C08RRG2Twtk/s800/BuenosAires-stencil-monos.jpg' rel="popIn" title="Singes de Run don't walk"><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TA7Wz3qtp4I/AAAAAAAAHWk/C08RRG2Twtk/s144/BuenosAires-stencil-monos.jpg' alt='Buenos aires run dont walk stencil' /></a></p>
<h3>Des démarches et messages forts:</h3>
<p>Les collectifs de pochoiristes, à Buenos Aires bien plus qu&#8217;ailleurs, sont très nombreux. Parmis eux, les membres de <em>Buenos Aires Stencil</em> peignent par exemple des pochoirs de Bush avec des oreilles de Mickey couronnés d&#8217;un &#8220;Disney war&#8221;, des vierges avec un pistolet dans chaque main, etc. <em>Cam Buenos Aires</em> est entre autre l&#8217;auteur d&#8217;une série d&#8217;anagrammes : <em>&#8220;militar es anagrama de limitar&#8221;,  &#8220;argentino es anagrama de ignorante&#8221;, &#8220;navidad es anagrama de vanidad&#8221;</em> etc. Federico d<em>e Run don&#8217;t Walk</em> peint, parmi d&#8217;autres pochoirs, les cartoneros (ramasseurs de cartons payés une misère, que l&#8217;on voit partout dans les rues de Buenos Aires) souligné d&#8217;une phrase invitant cyniquement à célébrer le bicentenaire de la république argentine. Ou des poubelles avec l&#8217;inscription <em>&#8220;ta poubelle est mon trésor&#8221;</em>. Cucosita est connu pour le détail des scènes de comics qu&#8217;ils reproduit en pochoir.<br />
Parmi eux aussi, la démarche remarquable de <em>Nazza stencil</em>. Il réalise des pochoirs en grande dimension de &#8220;personnages sociaux&#8221;, Los Ramones (la famille pauvre lambda de Colombie), les vétérans de la guerre des Malwines, les indiens Mapuche, Guaranis, les jeunes des quartiers pauvres qui fument du paco (pâte basique de cocaïne) etc. Et bien d&#8217;autres pochoirs nettement plus subversifs, qui viennent questionner la domination coloniale en Amérique du Sud, la violence brésilienne, l&#8217;utilisation des images de famines à des fins commerciales, le désabusement des français quelques décennies après mai 68, etc. Pour lui, il est essentiel de disséminer les stencils dans les quartiers pauvres, les favelas, de ne pas s&#8217;adresser qu&#8217;au passant du centre ville. Il anime par ailleurs des ateliers avec des jeunes et étudiants. </p>
<p>Des pochoirs &#8220;enragés&#8221; qui racontent, qui font réagir, qui font sourire, rire ou qui dérangent, mais qui, dans tout les cas, nous interpellent. </p>
<h2>Pour en savoir plus</h2>
<p><strong>Documentaire :</strong></p>
<ul>
<li>  &#8220;<a href="http://amelielambert.blogspot.com/2008/12/stencilbuenos-aires.html">Stencil Buenos Aires</a>&#8221; de Amélie Lambert</li>
</ul>
<p><strong>Bouquins :</strong></p>
<ul>
<li>1000 Stencil (de Guido Indij, aux éditions La marca editora)</li>
<li>Hasta la victoria stencil (même auteur, même maison d&#8217;édition)</li>
<li>Graffiti argentina (de Maximiliano Ruiz, aux éditions Thames &#038; Hudson)</li>
</ul>
<p><strong>Galerie :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.hollywoodincambodia.com.ar/">Holywood in Cambodia</a> (au 1885 Thames, 1er étage, Buenos Aires)</li>
</ul>
<p><strong>Artistes :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.bsasstencil.com.ar/">Buenos Aires Stencil</a></li>
<li><a href="http://www.rundontwalk.com.ar/">Run don&#8217;t walk</a></li>
<li><a href="http://www.flickr.com/photos/nazza_stncl/">Nazza</a></li>
<li><a href="http://www.flickr.com/photos/vomitoattack">Vomito attack</a></li>
<li><a href="http://www.myspace.com/cucusitastencil">Cucusita</a></li>
<li><a href="http://proyectofauna.blogspot.com/">Proyecto fauna</a></li>
<li>Omar omar</li>
<li>CAM Buenos Aires</li>
</ul>
<p>Lucie.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Shiko taks, Wild Style à Santiago</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jun 2010 10:08:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Santiago]]></category>

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		<description><![CDATA[En février dernier, on croisait par hasard Angelo en train de graffer le mur de l&#8217;une des rues les plus passantes du centre ville à Santiago du Chili, en plein jour, les mains couvertes de peinture. Ce jeune chilien de 23 ans peint sous le nom de Shiko Taks, en &#8220;wild style&#8221; (littéralement : style [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En février dernier, on croisait par hasard Angelo en train de graffer le mur de l&#8217;une des rues les plus passantes du centre ville à Santiago du Chili, en plein jour, les mains couvertes de peinture. Ce jeune chilien de 23 ans peint sous le nom de Shiko Taks, en &#8220;wild style&#8221; (littéralement : style sauvage). Un graffiti à base de lettres en volume, l&#8217;une des branches originelle du graff, issue de la mouvance hip hop américaine.</p>
<p> <span id="more-1057"></span><br />
Une rencontre inopinée mais humainement très forte avec ce petit gars adorable et maître en la matière. Voici des bribes de nos échanges, enregistrées le temps d&#8217;un interview.</p>
<h2>En quelques mots, que représente le graffiti pour toi ?</h2>
<p>Pour moi, en dehors d&#8217;une expression artistique qui peut être interprétée de différentes manières, le graffiti représente une forme de vie, un style unique de la rue, sans lois ni règlements. C&#8217;est une manière de sortir du quotidien ou simplement de penser que je peux faire quelque chose que tout le monde ne peut faire ni comprendre. C’est pour ça que c’est aussi important pour moi.</p>
<p><a href='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElhdzukSOI/AAAAAAAAHs0/XO-Jsxtbd1Y/s800/2055231801_b3e533097c_o.jpg' class="alignleft"  rel="popIn"><img src='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElhdzukSOI/AAAAAAAAHs0/XO-Jsxtbd1Y/s144/2055231801_b3e533097c_o.jpg' alt="graffiti wildstyle santiago" /></a><a href='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElhyQm3FBI/AAAAAAAAHs8/WaRIWZPUHxI/s800/Imagen%202008.jpg' class="alignleft"  rel="popIn"><img src='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElhyQm3FBI/AAAAAAAAHs8/WaRIWZPUHxI/s144/Imagen%202008.jpg' alt='Shiko taks graffiti' /></a><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElh36HT3-I/AAAAAAAAHtI/KcjUavZW55g/s800/4340044133_93353cdddc_o.jpg' class="alignleft"  rel="popIn"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElh36HT3-I/AAAAAAAAHtI/KcjUavZW55g/s144/4340044133_93353cdddc_o.jpg' alt="graffiti santiago hip hop" /></a></p>
<h2 class="_spacer">Peux-tu me parler de ton parcours dans le monde du graffiti ?</h2>
<p>Le graffiti arrive dans ma vie en 1997, quand j&#8217;étais seulement un gamin de 10 ans. (&#8230;)<br />
 C’est avec un pote de l&#8217;école que j&#8217;ai vu pour la première fois une revue de graffiti, sans y comprendre grand chose… Ca ma beaucoup marqué. Je me souviens que je l&#8217;ai vu une fois puis une autre et je crois que c&#8217;est à partir de là que le graffiti s&#8217;est embarqué dans ma vie de manière permanente. Je me rappelle que dans cette revue il y avait un graffiti d’<em>OS Gemeos</em> du Brésil, et je l’avais dessiné sur mon cartable ! Et à partir de là, avec mes potes on s&#8217;est dédié au graffiti. Au début on ne faisait que taguer tout ce qui était à notre portée (…), puis une forme de fraternité s&#8217;est créée et on sortait toujours ensemble taguer. Je me souviens mon premier nom de graffeur c&#8217;était &#8220;Prosen&#8221;, en 1997. Mon pote mettait Astérix et un an plus tard, j&#8217;ai changé de Prosen à Obélix, puis on faisait un duo.<br />
 Après, avec le temps, on a suivis des chemins différents et moi j&#8217;ai commencé à m&#8217;investir seul dans le monde du graffiti, cette fois avec le nom de &#8220;Taks&#8221; que j&#8217;ai gardé jusqu&#8217;aujourd&#8217;hui avec &#8220;Shiko Taks&#8221;. Puis j&#8217;ai réussi à connaitre de mieux en mieux ce monde, en passant par différentes scènes du graffiti national au Chili.</p>
<h2>Comment décrirais-tu ton style graphique ? Quelles sont tes influences ?</h2>
<p>Mon style peut être décrit comme du <em>Wild style</em>, ou sauvage. J&#8217;adore les lettres, c’est pour ça. Je considère que je pratique un wild style plus classique et technique avec plus de formes et de créativité dans les lettres que dans l&#8217;aspect visuel. (…)<br />
 Une de mes influences au départ, comme je disais, c&#8217;était<em> Os Gemeos</em>, même si évidemment, on a des styles très différents. Le premier graffiti que j&#8217;ai vu, en lettres, c’était d’eux, dans un style plus sauvage que ce qu’ils font maintenant. Et alors, à partir de là, j&#8217;ai créé mon style de lettres. Plus tard j&#8217;ai découvert beaucoup d&#8217;artistes qui faisaient des trucs dans le même genre que moi, dans d&#8217;autres pays, comme &#8220;bates&#8221;, &#8220;can2&#8243;, &#8220;cope2&#8243; ,etc. Et sans doute, je les ai aussi pris comme source d’inspiration.</p>
<h2>Avec quoi peins-tu ?</h2>
<p>Ma manière de peindre change selon le matériel, je me sers de bombe et souvent de peinture à l‘huile, ça n&#8217;a pas grande importance, mais l&#8217;idéal, toujours, c’est de tout faire à la bombe.</p>
<p><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElisbF9oCI/AAAAAAAAHto/mzwxTbe0lYU/s800/2280097621_513f6768f5_b.jpg'  rel="popIn"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElisbF9oCI/AAAAAAAAHto/mzwxTbe0lYU/s512/2280097621_513f6768f5_b.jpg' alt="fresque graffiti chili santiago" /></a></p>
<h2>Ou as-tu peint jusqu’à maintenant ?</h2>
<p>J&#8217;ai peint dans pas mal d&#8217;endroits de Santiago, dans presque toutes les communes, en connaissant ainsi la grande majorité des graffeurs de Santiago. J&#8217;ai aussi voyagé pour peindre dans d&#8217;autres régions du Chili (…). Dans d&#8217;autres pays, je n&#8217;ai pas eu l&#8217;opportunité de le faire, surtout pour des questions d’argent, mais je maintiens le contact avec des graffeurs étrangers qui m&#8217;ont invités nombreuses fois chez eux. Des gens du Pérou, de l&#8217;Argentine, du Brésil, du Mexique, des US, de France, d&#8217;Allemagne, d&#8217;Espagne. J&#8217;aimerais un jour pouvoir leur rendre visite.</p>
<h2>Pourquoi graffes-tu ? Par besoin de t’exprimer ? A qui tes graffitis s&#8217;adressent-ils ?</h2>
<p>Ce que représente pour moi le graffiti est unique, c&#8217;est de me déconnecter, c&#8217;est comme me parler à moi même, c&#8217;est dans mon monde. Quelque chose à un niveau très personnel et une satisfaction de moi même. Je ne le considère pas comme un besoin de m&#8217;exprimer parce que je sens qu&#8217;à travers ça je n&#8217;ai rien besoin de dire à personne, je le fait juste pour moi et les gens qui peuvent le comprendre. Puis ceux qui ne peuvent pas, ben&#8230;</p>
<h2>Est-ce une forme d’engagement, politique ou artistique ?</h2>
<p>Oui c&#8217;est un engagement, pour moi, mais à un niveau personnel, rien à voir avec la politique. Il n&#8217;y a pas de message politique dans mes graffitis, ni non plus une lutte contre quelque chose. Je n&#8217;aime pas beaucoup ce qui peut être considéré comme du graffiti social ou les trucs dans le genre.<br />
 Le mien est plus un graffiti underground, un graffiti réel.<br />
 On peint dans n&#8217;importe quel endroit et à n&#8217;importe quelle heure et l&#8217;essence du graffiti est comme ça (…) et peu m&#8217;importe que je le fasse légalement ou illégalement, je sais juste que je le ferais. Les règles de la société ne s’accordent pas avec mon graffiti.</p>
<p><a href='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElhc6Txy9I/AAAAAAAAHss/2ziMyaMe8F0/s800/taks%202004.JPG' class="alignleft"  rel="popIn"><img src='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElhc6Txy9I/AAAAAAAAHss/2ziMyaMe8F0/s144/taks%202004.JPG' alt="wildstyle chili" /></a><a href='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElic_osw0I/AAAAAAAAHtQ/eVXSZWzrq3s/s800/Imagen%20108.jpg' class="alignleft"  rel="popIn"><img src='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElic_osw0I/AAAAAAAAHtQ/eVXSZWzrq3s/s144/Imagen%20108.jpg' alt="graffiti hip hop santiago du chili" /></a><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElipT1Vm0I/AAAAAAAAHtc/_11Io8EU358/s800/IMG_2365.JPG' class="alignleft" rel="popIn"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TElipT1Vm0I/AAAAAAAAHtc/_11Io8EU358/s144/IMG_2365.JPG' alt="wildstyle chili graffiti" /></a></p>
<h2 class="_spacer">Que penses-tu de la reconnaissance actuelle du graffiti ?</h2>
<p>Je crois qu’au moins au Chili, la reconnaissance et le statut de l&#8217;art de rue ou du graffiti, nous la faisons nous même entre graffeurs. On n’attend pas une reconnaissance de tous les gens. Entre graffeurs on valorise ton endroit et ton graffiti et personnellement c&#8217;est ça qui nous importe. J&#8217;ai la reconnaissance de la majorité des graffeurs nationaux et c&#8217;est le plus important, c&#8217;est le principal dans le graffiti d&#8217;avoir de bon compagnons.</p>
<h2>Le graffiti est-ce une forme d’art, pour toi ?</h2>
<p>Oui, pour moi, c&#8217;est un courant artistique unique, comparable avec rien d&#8217;autre, c&#8217;est du graffiti, voila l&#8217;idée.</p>
<h2>Quand le graffiti quitte la rue pour les galeries, perd-il de son essence ?</h2>
<p>Selon moi, le graffiti n&#8217;abandonnera jamais la rue. Beaucoup de graffeurs essayent de l&#8217;amener dans les galeries pour permettre à la société de comprendre un peu plus ce que c’est. C&#8217;est très respectable de le faire et souvent c’est bien fait, mais il y a aussi beaucoup de gens qui essayent de faire un truc artistique puis qui l&#8217;emmènent dans une galerie d&#8217;art et le nomment graffiti sans passer par la rue avant…Pour moi, ça ce n&#8217;est pas du graffiti, il faut savoir faire la différence.</p>
<h2>Quelque chose à ajouter ?</h2>
<p>Je vous remercie d&#8217;essayer d&#8217;ouvrir les fenêtres des frontières, d&#8217;échanger des manières de penser et de vivre le graffiti. La manière dont chaque graffeurs dans le monde vit le graffiti est respectable. Le graffiti se base dans l&#8217;identité de chacun, dans la réalité de sa vie.<br />
 Sans rien d&#8217;autre à ajouter que de vous souhaiter bonne chance dans votre difficile tache de comprendre ce monde complexe, je me retire et à la prochaine !</p>
<p>Lucie.</p>
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		<title>Cabo Polonio</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 14:37:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au jour le jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Après s&#8217;être attardé un peu plus que prévu sur Montevideo, on s&#8217;est fait quelques jours loin de tout, dans un ancien village de pêcheurs de la côte uruguayenne, Cabo Polonio.
Cabo Polonio c&#8217;est pas le bout du monde mais presque, accès restreint aux véhicules autorisés et équipés (pistes dans les dunes), pas d&#8217;électricité ou très peu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après s&#8217;être attardé un peu plus que prévu sur Montevideo, on s&#8217;est fait quelques jours loin de tout, dans un ancien village de pêcheurs de la côte uruguayenne, Cabo Polonio.<span id="more-950"></span></p>
<p>Cabo Polonio c&#8217;est pas le bout du monde mais presque, accès restreint aux véhicules autorisés et équipés (pistes dans les dunes), pas d&#8217;électricité ou très peu avec quelques panneaux solaires, pas d&#8217;eau courante, au puit pour la douche et au bidon d&#8217;eau minérale pour la cuisine. </p>
<p>Mais le jeu en vaut la chandelle et c&#8217;est ce qu&#8217;on bien compris les milliers de touristes qui affluent tous les week end d&#8217;été. Nous, en ce début d&#8217;hiver, on a croisé plus de loups de mer que d&#8217;humains, plus de locaux que de touristes (une période aussi plus propice à la santé du porte monnaie&#8230;).</p>
<p><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvY3wlmQI/AAAAAAAAHPE/xLwnBaQaP2U/s800/village-cabo-polonio.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvY3wlmQI/AAAAAAAAHPE/xLwnBaQaP2U/s144/village-cabo-polonio.jpg' alt='village de cabo polonio' /></a><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvUbM05bI/AAAAAAAAHO8/7a52hDDyaFg/s800/lobos-cabo-polonio.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvUbM05bI/AAAAAAAAHO8/7a52hDDyaFg/s144/lobos-cabo-polonio.jpg' alt='les loups de mer de cabo polonio' /></a><a href='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvkCgSj4I/AAAAAAAAHPY/dB6a5Rp5F-M/s800/paysage-cabo-polonio.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvkCgSj4I/AAAAAAAAHPY/dB6a5Rp5F-M/s144/paysage-cabo-polonio.jpg' alt='paysage de cabo polonio' /></a></p>
<p class="_spacer">Du coup, on s&#8217;est baladé dans le village (les maisons sont pour la plupart des petites bicoques de bric et broc puisque les constructions en &#8216;dur&#8217; y sont très réglementées), on a rendu visite à la colonie de loups de mer (qu&#8217;on voit de près), on a marché quelques kilomètres sur la plage désertique et sauté dans les dunes.</p>
<p><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvGkCfmjI/AAAAAAAAHOs/MlX-gmDgUvU/s800/lucie-a-cabo-polonio.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvGkCfmjI/AAAAAAAAHOs/MlX-gmDgUvU/s150/lucie-a-cabo-polonio.jpg' alt='lucie à la plage de cabo polonio' /></a><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvOTlwzKI/AAAAAAAAHO0/Hz-BX0l0q6E/s800/poisson-cabo-polonio.jpg' v><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvOTlwzKI/AAAAAAAAHO0/Hz-BX0l0q6E/s150/poisson-cabo-polonio.jpg' alt='poisson-cabo-polonio.jpg' /></a><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvfB-JXeI/AAAAAAAAHPQ/4WveQVimCco/s800/dunes-cabo-polonio.jpg'  rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvfB-JXeI/AAAAAAAAHPQ/4WveQVimCco/s150/dunes-cabo-polonio.jpg' alt='les dunes à cabo polonio' /></a></p>
<p class="_spacer">Puis on croise des chats, des chiens, des chevaux, des vaches, des poules, des oies, des lapins mais aussi des grenouilles noires aux pâtes rouge, des phoques et même des pingouins et des baleines à certaines époques.</p>
<p><a href='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvqoMkEmI/AAAAAAAAHPg/9wkCbgTgVwo/s800/la-mer-cabo-polonio.jpg'  rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvqoMkEmI/AAAAAAAAHPg/9wkCbgTgVwo/s150/la-mer-cabo-polonio.jpg' alt='la mer a cabo polonio' /></a><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvumFfyoI/AAAAAAAAHPo/llnowAL6BMk/s800/sable-mer-cabo-polonio.jpg'  rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/TAKvumFfyoI/AAAAAAAAHPo/llnowAL6BMk/s150/sable-mer-cabo-polonio.jpg' alt='le sable et la mer a cabo polonio' /></a></p>
<p class="_spacer">Alors voilà, c&#8217;était parfait pour faire une petite pause entre deux interviews, ne rien faire en somme, mais bien le faire!</p>
<p>Pour les curieux, vue du ciel : <a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&#038;source=s_q&#038;hl=fr&#038;q=Cabo+Polonio,+Uruguay&#038;sll=46.75984,1.738281&#038;sspn=8.836525,19.753418&#038;ie=UTF8&#038;cd=2&#038;geocode=FQAZ8_0d9ZXL_A&#038;split=0&#038;hq=&#038;hnear=Cabo+Polonio,+Rocha,+Uruguay&#038;ll=-34.404254,-53.78093&#038;spn=0.010392,0.01929&#038;t=h&#038;z=16">carte satellite de Cabo Polonio</a></p>
<p>Clément.</p>
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		<title>Buenos Aires : petite histoire de murs et de graffitis</title>
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		<pubDate>Fri, 28 May 2010 18:38:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Découvertes]]></category>
		<category><![CDATA[Buenos Aires]]></category>

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		<description><![CDATA[Forte d&#8217;une tradition d&#8217;expression militante et populaire présente depuis des années, la ville de Buenos Aires accueille un nombre impressionnant d&#8217;interventions urbaines, évoluant au rythme des époques. Jusqu&#8217;à récemment, les graffitis argentins étaient essentiellement constitués de mots, des mots que décortique et analyse Claudia Kozak, prof de lettre à l&#8217;Université de Buenos Aires.
Les courants les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Forte d&#8217;une tradition d&#8217;expression militante et populaire présente depuis des années, la ville de Buenos Aires accueille un nombre impressionnant d&#8217;interventions urbaines, évoluant au rythme des époques. Jusqu&#8217;à récemment, les graffitis argentins étaient essentiellement constitués de mots, des mots que décortique et analyse Claudia Kozak, prof de lettre à l&#8217;Université de Buenos Aires.<span id="more-864"></span></p>
<p>Les courants les plus connus dans l&#8217;histoire de l&#8217;art urbain, (graffiti New-Yorkais des années 70, slogans des mouvements de mai 68), n&#8217;arrivent pas en Argentine avant les années 80-90. En parallèle se développe une multitude d&#8217;expressions propres au continent ibéro-américain, propre à l&#8217;Argentine.</p>
<h2>Une longue tradition de peintures politiques en Argentine</h2>
<h3>Les campagnes de communication des partis politiques</h3>
<p><a href='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yEDGrjGI/AAAAAAAAFiI/Pwa8hrKsM4I/s800/juventud-nacionalista-NB.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yEDGrjGI/AAAAAAAAFiI/Pwa8hrKsM4I/s144/juventud-nacionalista-NB.jpg' alt='juventud nacionalista buenos aires graffiti' /></a>En Argentine et plus généralement sur le continent Sud américain, on trouve depuis des décennies les &#8220;pintadas politicas&#8221; produites par les partis politiques comme moyen de communication, toujours plus nombreuses en période de campagne électorale, du type <em>&#8220;votez Perron&#8221;</em> écrit en grosses lettres majuscules sur les murs. Si ces slogans politiques s&#8217;éloignent à nombreux égards de l&#8217;art urbain, ils cohabitent avec et en sont en quelque sorte, le &#8220;modèle historique&#8221; selon Claudia Kozak.</p>
<h3>Une expression politique urbaine développée</h3>
<p>De manière générale et plus qu&#8217;ailleurs, les revendications politiques occupent une large place sur les murs argentins, dans ce pays qui traversa de nombreuses périodes de crises et où les gens sont relativement politisés. Des expressions qui s&#8217;étendent de la mythique phrase de l&#8217;argentin Sarmiento<em>, &#8220;on ne tue point les idées&#8221;</em>, qu&#8217;il écrit en 1840 sur le chemin de son exil, aux plus récentes &#8220;escraches&#8221;, manifestations artistiques (théâtrales, picturales, etc.) réalisées devant la demeure de quelqu&#8217;un que l&#8217;on veut dénoncer publiquement, (pratiquée par exemple par le collectif H.I.J.O.S pour dénoncer les responsables impunis de la dictature argentine).</p>
<h2>Des graffitis d&#8217;intérieur et d&#8217;extérieur</h2>
<h3>Toilettes publiques, prisons, écoles</h3>
<p><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yBXjcE1I/AAAAAAAAFh8/vXtCljH4yxg/s800/graffiti-de-bano.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yBXjcE1I/AAAAAAAAFh8/vXtCljH4yxg/s144/graffiti-de-bano.jpg' alt='graffiti-de-bano.jpg' /></a>Les espaces publics argentins sont depuis longtemps des lieux privilégiés de publicité des partis politiques donc, mais aussi bien sur des individus, des personnes issues de la &#8220;société civile&#8221;. D&#8217;après les recherches de Claudia Kozak sur les &#8220;espaces publics fermés&#8221; argentins, les graffitis de toilettes publiques parlent principalement de sexe, foot et philosophie, on trouve dans les écoles des message évoquant les thématiques de l&#8217;amour, du sexe, de la religion, de la musique, du foot, et plus récemment des insultes interpersonnelles. Dans les prisons, ils s&#8217;agirait surtout de messages à caractère religieux, littéraires ou poétiques, tombant parfois dans les clichés . Mais ce qui nous intéresse surtout ici, ce sont les graffitis &#8220;d&#8217;extérieur&#8221;.</p>
<h2>Des évolutions de l&#8217;art urbain révélatrices de leur temps</h2>
<h3>Aux lendemains de la dictature, les inscriptions poético-politiques</h3>
<p><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6x7xDVJVI/AAAAAAAAFhs/N3XWDm1sWdE/s800/graffiti-de-leyenda.jpg' rel="popIn" class="alignleft" title="Le seul poisson qui nage avec le courant est le poisson mort"><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6x7xDVJVI/AAAAAAAAFhs/N3XWDm1sWdE/s144/graffiti-de-leyenda.jpg' alt='graffiti de légende buenos aires' /></a>Suite au retour de la démocratie argentine (après une succession de régimes militaires dictatoriaux entre 1976 et 1983) les graffitis de type &#8220;ludico-politico-poétiques&#8221; prolifèrent. Ils sont largement inspirés du Mai 68 français ou encore du dadaïsme et du situationisme. Ainsi l&#8217;on rencontre sur les murs de la capitale des messages tels que: <em>&#8220;queda strictamente prohibido prohibir&#8221; </em>(il est strictement interdit d&#8217;interdire), <em>&#8220;la iglesia es tan buen negocio que tiene un sucursal en cada barrio&#8221;</em> (l&#8217;église est un commerce tellement fructueux qu&#8217;elle a une succursale dans chaque quartier), <em>&#8220;es necessario que no dejes de sonar</em>&#8221; (il est nécessaire que tu continues à rêver), <em>&#8220;la masturbacion produce amnesia y no me acuerdo que mas&#8221; </em>(la masturbation produit de l&#8217;amnésie et je ne me souviens plus quoi d&#8217;autre). </p>
<h3>Graffitis &#8220;de firmas&#8221; ou de &#8220;bandas de rock&#8221;</h3>
<p><a href='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yHHyHC-I/AAAAAAAAFiQ/Ke2wGl-choI/s800/bandas-de-rock-nb.jpg' rel="popIn" class="alignleft" title="Los peyotes, groupe de rock argentin"><img src='http://lh6.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yHHyHC-I/AAAAAAAAFiQ/Ke2wGl-choI/s144/bandas-de-rock-nb.jpg' alt='stencil groupe de musique buenos aires' /></a>A partir de la fin des années 80 jusqu&#8217;à nos jours, vont peu à peu s&#8217;ajouter à ces premiers graffitis des signatures effectuées par des groupes de théâtre, de musique ou des individus. Les groupes de rock argentins recourent en effet très souvent aux pochoirs ou graffitis en inscrivant leurs noms sur les murs, moyen de communication alternative pour se faire connaître, une pratique que l&#8217;on retrouve très peu dans les pays européens par exemple. </p>
<h3>Les années 90, graffiti &#8220;territoire&#8221; des bandes</h3>
<p>Dès les années 95 se multiplient les graffitis &#8220;de foot&#8221; (inscription du nom d&#8217;une équipe, insultes à l&#8217;équipe opposée) qui nous révèlent à quel point la culture du football est importante dans ce pays. Apparaissent  également ceux de bandes, puis ceux en mémoire d&#8217;un ami mort dans la rue, qui, d&#8217;après l&#8217;auteur, soulignent de nouveaux contextes d&#8217;appauvrissement et d&#8217;insécurité.</p>
<h3>La récente influence du mouvement du graffiti New-yorkais</h3>
<p><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yVPoQidI/AAAAAAAAFi8/qn1-uIm2wY4/s800/graffiti-BuenosAires-hiphop.jpg' rel="popIn" class="alignleft" title="Graffiti wildstyle"><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yVPoQidI/AAAAAAAAFi8/qn1-uIm2wY4/s144/graffiti-BuenosAires-hiphop.jpg' alt='graffiti wildstyle buenos aires' /></a>C&#8217;est aussi au milieu des années 90 que les graffitis du mouvement hip-hop américain arrivent en Argentine, marquant ensuite le développement de toute une génération d&#8217;artistes et le passage progressif des mots aux images. Lettres en 3D, dessins, personnages, recouvrent petit à petit les rues. <a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yJmS_tVI/AAAAAAAAFiY/nXGjKSZijLQ/s800/grippeporcine.jpg' rel="popIn" class="alignleft" title="Pochoir de 'Run don't walk'"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yJmS_tVI/AAAAAAAAFiY/nXGjKSZijLQ/s144/grippeporcine.jpg' alt='stencil buenos aires run dont walk' /></a>Les pochoirs vont  alors émerger, avec un gros boom en 2001, lors de la crise économique qui paralyse le pays et cristallise la colère des argentins. La prolifération des pochoirs constitue, de toute évidence, l&#8217;une des spécificités du graffiti argentin, (le prochain article leur sera consacré). L&#8217;auteur explique aussi que dernièrement viennent s&#8217;ajouter à cette profusion urbaine des &#8220;munecos&#8221;, (poupées ou bonshommes) colorés, correspondant à une estétique et des milieux proches du graphisme et du design.</p>
<p>Pour conclure donc, le graffiti argentin à longtemps pu être caractérisé par un contenu éminemment politisé, même si, comme le souligne l&#8217;auteur, la privatisation de la sphère publique amène des messages toujours plus personnels sur les murs. Un graffiti de lettres et de mots avant tout, peu à peu rejoint par l&#8217;image. </p>
<h2>Pour en savoir plus</h2>
<h3>Un, deux, trois artistes&#8230;</h3>
<p>La créativité argentine actuelle est impressionnante, d&#8217;une belle qualité et d&#8217;une vaste diversité. Voici quelques noms d&#8217;artistes, <a href="http://www.flickr.com/photos/pum_pum">Pum pum</a>, <a href="http://triangulo-dorado.blogspot.com/">Triangulo Dorado</a>, <a href="http://www.laspinturasdejazz.com.ar/">Jazz</a>, <a href="http://www.flickr.com/photos/martcolores">Mart</a>, <a href="http://www.flickr.com/photos/ever_dsr">Ever</a>, <a href="http://www.fotolog.com.br/icearte">Ice</a>, <a href="http://www.gualicho.cc/">Gualicho</a>, <a href="http://www.kidgaucho.com/">Kid Gaucho</a>, <a href="http://www.studiochu.tv/">Chu</a>, <a href="http://www.doma.tv/ftpdoma/">Doma</a>, <a href="http://www.flickr.com/photos/nerfff">Nerf</a>.<br />
En réservant les auteurs de pochoirs au prochain article.<br />
<a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yPKkVcJI/AAAAAAAAFis/FjIuHMsha_g/s800/jazzmurale.jpg' rel="popIn" title="Murale de l'artiste Jazz"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yPKkVcJI/AAAAAAAAFis/FjIuHMsha_g/s144/jazzmurale.jpg' alt='jazz graffiti buenos aires' /></a><a href='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_8XHToEjbI/AAAAAAAAFkE/h-lx5jYyHAs/s800/graffiti-BuenosAires-triangulo.jpg' rel="popIn" title="Focus sur une peinture du collectif Triangulo Dorado"><img src='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_8XHToEjbI/AAAAAAAAFkE/h-lx5jYyHAs/s144/graffiti-BuenosAires-triangulo.jpg' alt='Triangulo dorado graffiti Buenos Aires' /></a><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yRv_qHpI/AAAAAAAAFi0/g0diXkS5OCc/s800/graffiti-BuenosAires-ever.jpg' rel="popIn" title="L'artiste Ever à l'oeuvre"><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yRv_qHpI/AAAAAAAAFi0/g0diXkS5OCc/s144/graffiti-BuenosAires-ever.jpg' alt='graffiti Ever buenos aires' /></a><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yZIZVjGI/AAAAAAAAFjE/3fb6XmrCm54/s800/graffiti-BuenosAires-pumpum.jpg' rel="popIn" title="Les personnages de Pum Pum"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S_6yZIZVjGI/AAAAAAAAFjE/3fb6XmrCm54/s144/graffiti-BuenosAires-pumpum.jpg' alt='pum pum graffiti buenos aires' /></a></p>
<h3>Et pour bouquiner</h3>
<ul>
<li><em>Contra la pared</em>, sobre graffitis, pintadas y otras intervenciones urbanas, Claudia Kozak.</li>
<li><em>Graffiti Argentina</em> de Maximiliano Ruiz</li>
<p>.</ul>
</p>
<p>Lucie.</p>
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		<title>Montevideo, le calme apres la tempete</title>
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		<pubDate>Thu, 13 May 2010 20:39:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>clement</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au jour le jour]]></category>
		<category><![CDATA[Montevideo]]></category>

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		<description><![CDATA[Changement de pays, changement d&#8217;ambiance : ça fait 10 jours qu&#8217;on profite du calme de Montevideo (Uruguay). Et pour tout vous dire c&#8217;est une grande respiration après la grande et agitée ville de Buenos Aires.
Les argentins parlent de l&#8217;Uruguay comme de la petite Argentine, notamment pour l&#8217;accent espagnol identique (peut-être quelques nuances imperceptibles pour mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Changement de pays, changement d&#8217;ambiance : ça fait 10 jours qu&#8217;on profite du calme de Montevideo (Uruguay). Et pour tout vous dire c&#8217;est une grande respiration après la grande et agitée ville de Buenos Aires.<span id="more-847"></span></p>
<p>Les argentins parlent de l&#8217;Uruguay comme de la petite Argentine, notamment pour l&#8217;accent espagnol identique (peut-être quelques nuances imperceptibles pour mon oreille) ou la culture du maté. Mais sincèrement, comme on dit ici, &#8220;nada que ver&#8221; (rien a voir).</p>
<p>Montevideo est une des villes les plus européanisées de ce continent, la qualité de vie y est très élevée (et c&#8217;est très cher). Certaines rues font même penser à celles qu&#8217;on a pu voir à Montréal avec l&#8217;ambiance d&#8217;automne, rigolo et perturbant !</p>
<p><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S-xT5LofJeI/AAAAAAAAFWM/1qfgqXAp2Yg/s800/montevideo.jpg'  rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S-xT5LofJeI/AAAAAAAAFWM/1qfgqXAp2Yg/s150/montevideo.jpg' alt='montevideo de nuit' /></a><a href='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S-xTEXTRvGI/AAAAAAAAFVc/UO9ag5x9nI8/s800/montevideo-plage.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh3.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S-xTEXTRvGI/AAAAAAAAFVc/UO9ag5x9nI8/s150/montevideo-plage.jpg' alt='plage de montevideo' /></a><a href='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S-xTaUH6_MI/AAAAAAAAFWA/xDvtlBvYmMQ/s800/montevideo-mate.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh4.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S-xTaUH6_MI/AAAAAAAAFWA/xDvtlBvYmMQ/s150/montevideo-mate.jpg' alt='le maté' /></a></p>
<p class="_spacer">Les ferias (sortes de brocante-marché) de chaque week-end font le bonheur des flanneurs, fruits et légumes, bouquins (des autobiographies de dirigeant nazi aux marxistes, en passant par les livres de fesses et les romans), poissons, chiens, chats, faisans, chouettes, volatiles en tout genre, vendeurs de petites roulettes, de carabines, de maté, de cannes à pêche&#8230; Bref les tentations sont multiples, une vraie lutte contre le poids du sac à dos (le faisan était tentant, huhu).</p>
<p>On a aussi pu rencontrer un certain nombres d&#8217;acteurs directs ou indirects de la scène du graffiti local, notamment un graffeur de phrases poético-politiques, ce qui est assez difficile étant donné qu&#8217;il ne signe pas son travail et qu&#8217;il n&#8217;y a aucune trace de lui sur le net. Puis on s&#8217;est embarqués avec deux nanas et un gars qui sortaient peindre un mur, au son du cling cling des bombes et des bières. Un peu plus de matière que prévu, mais des choses bien intéressantes. </p>
<p><a href='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S-xS5ngmxPI/AAAAAAAAFVU/qftELkfQFHY/s800/graff-montevideo.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S-xS5ngmxPI/AAAAAAAAFVU/qftELkfQFHY/s150/graff-montevideo.jpg' alt='graff-montevideo graffiti' /></a><a href='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S-xTRk7aETI/AAAAAAAAFV4/D5uiFTkM_r8/s800/montevideo-graffiti.jpg' rel="popIn" class="alignleft"><img src='http://lh5.ggpht.com/_14jJPCtmLGE/S-xTRk7aETI/AAAAAAAAFV4/D5uiFTkM_r8/s150/montevideo-graffiti.jpg' alt='montevideo graffiti' /></a></p>
<p class="_spacer">C&#8217;est aussi l&#8217;occasion de nos premiers graffitis, les caps qui marchent pas, les marqueurs sans encre, les doigts et la tête pleins de peinture. Des petits dessins rigolos qui nous mettent en contact avec le mur, avec la gestuelle et qui nous rapprochent de notre sujet. A refaire, vite, vite, avec plus de peinture, plus de bombes, plus de gens, plus de musique, c&#8217;est trop bien !</p>
<p>Puis dans les jours qui viennent, petite étape à <a href="http://cabopolonio.com/">Cabo Polonio</a>, bled isolé au bord de la mer, vraie pause nature et loups de mer (peut être même des pingouins). Ensuite direction le Brésil, en remontant doucement la côte jusqu&#8217;a Sao Paulo, samba, foot et toussa on vous racontera.</p>
<p>Clément.</p>
]]></content:encoded>
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